Chers collègues,

Plusieurs d’entre vous nous ayant contacté pour savoir ce qu’il était advenu de l’Affaire (comme vous la nommez) de la Division Finance du Groupe ESR, nous allons tâcher de vous retracer sommairement le cours de l’alerte CHSCT pour « danger grave et imminent ».

En effet, et pour combler la lacune de communication de la Direction, nous nous devons de mettre fin aux divers ragots et bruits de couloir injustifiés.

Fin juillet 2009, plusieurs collaboratrices de la Division Finance se sont plaintes de problèmes rencontrés en terme de relations avec leur supérieur hiérarchique. Le CHSCT de l’Etablissement de Meudon a pris au sérieux ces accusations avec les précautions d’usage et en a alerté la Direction en déclenchant une Alerte incluant une enquête pour « Danger grave et imminent », enquête conjointe CHSCT / Direction.

Une série d’entretiens s’en est suivie pour entendre les collaboratrices,  le manager ainsi que toute personne qu’il a jugé utile. Le CHSCT a ainsi pu se faire une idée après avoir entendu les explications et faits de chacune des parties, et a apporté à la Direction nombre de préconisations autour de la consommation d’alcool en Entreprise (« L’abus d’alcool est dangereux pour la Santé », soit, mais il est surtout intolérable au sein de l’Entreprise) et de la prévention de toute forme de harcèlement. Le CHSCT a également préconisé que le manager n’ait plus aucun lien hiérarchique avec ces collaboratrices, par exemple via une mobilité interne vers la Province.

Contre toute attente, la Direction n’a pas entendu la préconisation du CHSCT concernant la mutation en Province de ce manager mais a abondé dans le sens du CHSCT en ce qui concerne les problèmes du manager liés à l’alcool. Encore plus surprenant, et alors que la Direction consent à qualifier le comportement du manager de « grivois », elle décide – malgré un avis défavorable du CHSCT – de maintenir ce manager en poste à Meudon (donc en contact avec les collaboratrices).

La Section Syndicale CGT du Groupe ESR ne peut que déplorer l’issue de cette enquête, ainsi que l’absence d’excuses de la part du manager et de communication de la part de la Direction à ce sujet auprès de collaborateurs de la Division Finance, laissant ainsi place aux « ragots », ternissant l’ambiance de travail.

La procédure légale en cas de désaccord entre le CHSCT et la Direction a pourtant été respectée et l’Inspection du Travail saisie de l’affaire. Nous vous laissons prendre connaissance du courrier qu’elle a adressé à la Direction en date du 21 septembre dernier.

Nous tenions également à vous informer du devenir de certaines des salariées en question qui, pour l’une, a vu sa période d’essai mise à terme dans les jours suivant la saisine du CHSCT, et pour une autre, est en arrêt maladie depuis le retour du manager au sein de l’établissement de Meudon…

Written by SA CGT Econocom