La pause estivale se terminant pour bon nombre d’entre nous, il nous semble opportun de reprendre de plus bel notre fil d’information syndical.
Le mois de juin a été marqué chez Econocom par le scandale de l’absence de participation aux bénéfices pour les salariés d’Econocom Osiatis France, et cet été le nouvel exécutif a commencé à mettre en oeuvre son programme de casse sociale. C’est tout naturellement vers ces sujets que nous nous orienterons.

Concernant la participation aux bénéfices, ou une éventuelle prime compensatrice, la Direction semble jouer la montre, et nous n’avons que peu d’espoir dans la réussite des démarches de certains syndicats.
Pour que le succès soit possible, il eut fallu l’instauration d’un réel rapport de force, pour une fois possible compte tenu de l’état de ras le bol des salariés du Groupe, le succès de la pétition syndicale lancée avant l’été et les résultats de l’enquête de satisfaction en étant la démonstration.

Attendons néanmoins l’issue des « tractations », dont nous devrions être rapidement informés.
Mais le doute est permis concernant une initiative d’un seul syndicat sur les 4 ou 5 représentatifs chez EOF, une action en intersyndicale aurait été préférable. Dans un contexte de guéguerre syndicale, comment pourrait-on interpréter un succès de l’initiative d’un seul syndicat ?
Sans rapport de force clair, sans menace de conflit social, quels pourraient bien être les termes de la « négociation » ?!
Pourtant l’occasion est belle d’inviter les salariés d’Econocom à l’action. Le contexte général s’y prête, certains confédérations et fédérations syndicales appellent à la grève contre les projets de casse du code du travail fomentés par le gouvernement Macron.

Après avoir attendu pour ne pas griller la politesse à d’autres, nous vous appelons aujourd’hui très clairement à participer à l’ensemble des initiatives syndicales prévues pour le mardi 12 septembre 2017 par diverses organisations syndicales.
Elles sont recensées sur la carte accessible ici.

L’heure est grave, l’attaque contre notre code du travail, fruit de dizaines d’années de négociations et luttes, est majeure.
Il s’agit d’une véritable inversion des normes, qui conduira à réduire drastiquement la protection des salariés face à la voracité des patrons des grandes boites qui s’imposera à tous les salariés et aux patrons de petites boites sous-traitantes.
La définition d’un maximum de règles au niveau national, et donc au niveau général de la loi est pourtant essentielle, et c’est bien ce qui est particulièrement visé par le gouvernement.
La mise en œuvre de négociations au plus petit niveau (entreprise), pour des sujets aussi essentiels que le temps de travail, la rémunération, les termes du contrat de travail, ne pourra qu’induire une compétition entre toutes les entreprises pour déterminer celles qui se montreront les plus compétitives et donc celles qui sauront imposer le niveau le plus bas de rémunération et protection sociale, puisqu’il s’agit de la dernière variable d’ajustement possible.

Cette atomisation du droit du travail est d’autant plus risible qu’historiquement le code du travail avait été créé pour éviter cette complexité du droit applicable et réduire l’insécurité juridique ; c’est bien à un retour un siècle en arrière auquel on assiste, malgré le discours moderniste du gouvernement.

En outre la « barèmisation » des indemnités pour licenciement abusif, qui n’est rien d’autre qu’une institutionnalisation de la délinquance patronale, fera que dès demain chaque salarié aura un prix aux yeux des services DRH.
Votre licenciement sans cause réelle et sérieuse sera possible, planifiable, organisable à loisir, il suffira de provisionner le coût induit. Sachant que les juges des prud’hommes devront tenir compte des indemnités légales déjà versées pour fixer le dédommagement du délit, il y a fort à parier que ce prix des licenciements sera dans les faits des plus minimes.

Du jour au lendemain vous pourrez être mis à la porte sans aucune raison, avec des procédures qui plus est simplifiées, et les services DRH pourront même se tromper dans des procédures pourtant simplifiées sans que cela ne puisse être sanctionné pour un quelconque vice de forme.

Tout est en fait clairement organisé, non pas pour diminuer le chômage, mais bien au contraire pour y confronter le maximum de travailleurs, y compris ceux qui pouvaient s’en sentir prémunis par un contrat en CDI.
Un CDI qui n’existera plus avec le contrat de chantier. Ce Graal attendu depuis tant d’années par les patrons de sociétés de services, c’est la fin du contrat CDI et l’avenue d’une merveilleuse société d’auto-entrepreneurs, payés à la tâche.
Vous aviez une bonne situation d’ingénieur ou technicien en informatique, avec l’assurance d’une certaine stabilité, vous vous retrouverez avec la vie d’un conducteur d’engins, ballottés de chantier en chantier, privé de toute vie familiale et sociale stable.

l' »uberisation » de notre secteur d’activité est en marche !!!

Il est encore temps de faire reculer ce gouvernement, mais ça ne pourra se faire sans une mobilisation d’ampleur, alors…

Mardi 12 septembre 2017
Tous dans la rue contre les ordonnances Macron !!

Written by SA CGT Econocom