demenagement-entrepriseHier, lors d’une nouvelle réunion, le CHSCT a pu examiner les conclusions de l’expertise qu’il avait demandée.

L’enjeu de cette expertise était d’analyser les conséquences possibles du déménagement à Vélizy pour la santé et les conditions de travail des salariés de Meudon.

Les points les plus importants relevés par notre expert sont les suivants :

  • un manque patent de préparation du projet
  • un manque d’information des salariés concernés, et l’insuffisance d’accompagnement de ces salariés dans le contexte de ce déménagement
  • une inadéquation des dimensions des locaux (surface par personne) et de leur disposition (open space et organisation du travail)
  • un non respect des normes en vigueur : surface, équipements sanitaires, éclairement (locaux en sous-sol).
  • la non anticipation de la situation future : prise en compte des augmentations d’effectifs, développement de l’entreprise.

Il faut savoir que divers organismes, l’INRS par exemple, experts en ergonomie, en santé au travail, ont défini des normes assurant à minima de bonnes conditions de travail pour les salariés. Elles décrivent les locaux, leurs dimensions, les surfaces et distances minimales, la disposition des mobiliers, les niveaux d’éclairement acceptables, les niveaux de bruits acceptables, etc. . Ces normes sont reconnues, et appliquées dans beaucoup d’entreprises, administrations ou usines.

Ces normes ont été rappelées par l’expert qui les a confrontées au projet de la Direction Osiatis. Force est de constater qu’elles ne sont pas respectées, et de loin. Un exemple parmi d’autres, la surface par personne est de l’ordre de 7 à 8m2, alors que les recommandations de l’INRS sont d’au moins 10m2, voir 15m2 dans le cas de bureaux en open-space (petit rabais de 50%, sans doute pour plus de « synergie », de « communication » grâce la promiscuité). Autre exemple, les locaux dédiés à la formation et aux représentants du personnel, relégués en sous-sol du batiment G, renommé en « entresol » par Osiatis qui n’est pas à une fausse pudeur près. Ou encore le local destiné aux personnels en inter-missions, quelques mètres carrés pour moins d’une dizaine de personnes (pour tout Econocom-Osiatis-ESR, etc…) placés idéalement au quatrième étage, et inaccessible aux personnels handicapés (pas d’ascenseur).

Mais tout ça la Direction n’en a cure, expliquant que ces normes ne sont que des normes, qu’elles n’ont pas force de loi et que rien n’impose de les appliquer.

Elle considère pouvoir appliquer ses propres critères, et que son projet d’aménagement est conforme à ses critères la … Critères qu’elle a pourtant bien du mal de nous expliquer et décrire, malgré nos demandes réitérées, et la curiosité que nous avons pu exprimer à ce sujet.

Encore une fois, la Direction d’Osiatis estime qu’elle a raison, puisque par définition c’est son avis qui prime. Effectivement quand on évite de se poser trop de question, la vie est plus simple.

Tentons une réponse à notre question : quels sont ces merveilleux critères appliqués par Osiatis ? Ne serait ce pas tout simplement… l’ARGENT !! Pourquoi louer des locaux plus vastes, alors qu’il est si simple d’imposer à ses salariés de se serrer un peu, de leur proposer de mettre un casque si l’ambiance sonore de l’open-space les dérange (véridique 🙂 ).

Les membres du CHSCT ont également questionné la Direction sur le sort réservé aux salariés d’ESR Consulting. Ceux-ci sont en effet amenés à travailler dans les locaux de l’entreprise, même s’ils peuvent également avoir à travailler chez des clients, mais de manière moins permanente que des salariés en pure assistance technique.

La Direction a été incapable de nous répondre, annonant quelques phrases du style « ils n’ont pas vocation à travailler au siège », ou « des salles de réunions sont disponibles », en total méconnaissance des métiers de ces salariés. Autant dire que leur déménagement n’a pas été prévu, ou peut être a-t-il été prévu ailleurs qu’à Vélizy mais que la Direction ne veut pas nous le dire. Allez savoir !!

Inutile d’en dire plus, ce projet n’a pas été préparé, ou pas dans le sens d’assurer de bonnes conditions de travail aux salariés. Et depuis six mois, de réunion en réunion, la Direction s’est contenté de répondre vaguement aux questions du CHSCT, d’amender à la marge son projet, à chaque fois que le Comité refusait de donner un avis.

Las, cette fois c’était la dernière, et malgré les questions sans réponse du CHSCT, la Direction a imposé qu’un avis soit rendu.

Face au refus manifeste des membres du CHSCT de s’exprimer, elle a considéré que l’avis était tacitement négatif, et compte mettre en oeuvre son projet.

Donc acte. Le CE doit également être consulté, nulle doute que nous aurons notre mot à dire à cette occasion.

Written by SA CGT Econocom